Variole du singe : un chien a été contaminé en France – National Geographic France

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Un lévrier italien comme celui-ci a contracté la variole du singe après que son maître la lui a transmise.
À Paris, un lévrier âgé de quatre ans a contracté le virus de la variole du singe, ce serait une première. Selon des chercheurs, douze jours après l’apparition de lésions remplies de pus chez ses maîtres, l’animal se serait à son tour couvert de cloques suspectes. Grâce à des tests de dépistage, on sait désormais avec certitude que l’un des deux hommes et le chien étaient infectés par la même souche de variole.
Au mois de juillet, ce virus qui se transmet par contact physique a été déclaré « urgence de santé publique de portée internationale » (USSPI). On en dénombre actuellement 44 503 cas dans 96 pays et territoires différents.
Étant donné la proximité que nous avons avec nos animaux de compagnie, « cela n’a pas été une surprise », selon Colin Parrish, professeur de virologie vétérinaire à l’Université Cornell et spécialiste des nouveaux virus canins. Cela faisait partie des risques théoriques, car nous caressons et embrassons nos chiens, nous les câlinons sur nos genoux et partageons de la nourriture avec eux. Il n’est pas rare qu’ils nous fassent des léchouilles et qu’ils dorment avec nous, comme le faisait le lévrier en question, fait remarquer Colin Parrish.
Bien que le chien ait guéri, ce cas suscite des inquiétudes chez les propriétaires d’animaux de compagnie qui se demandent si leur chien ou leur chat peut leur transmettre le virus et qui craignent pour la santé de ceux-ci.
D’après Colin Parrish, ces craintes sont largement infondées. « Ne réagissez pas de manière trop excessive. Ne paniquez pas. Le risque est très faible. » Avec les dizaines de milliers d’infections humaines recensées, si les chiens étaient vraiment exposés, « nous aurions constaté beaucoup de cas à l’heure actuelle », affirme-t-il. Le cas documenté est unique, ce qui lui fait dire que l’on peut emmener son chien au parc ou à la garderie pour animaux en toute sécurité.
 
Comme le rappelle Jeff Doty, chef de l’équipe One Health des Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) chargée de lutter contre la variole du singe, on en sait relativement peu sur la variole du singe chez les animaux de compagnie comme les chiens et les chats.
L’étude recensant le cas du lévrier ne donne que peu de détails au sujet des symptômes de l’animal ou de la gravité de sa maladie. Les CDC ont toutefois compilé une liste de symptômes que les chiens peuvent présenter : léthargie, refus de s’alimenter, nez ou yeux qui coulent, éruption cutanée accompagnée de cloques.
On ne sait pas encore si les chiens qui contractent le virus sont susceptibles de le transmettre à d’autres chiens, à des animaux sauvages ou même de le transmettre de nouveaux à des humains. Selon Jeff Doty, cela dépend de la quantité de virus qu’ils diffusent et de la façon dont ils le font.
On ne sait toujours pas si les chiens ou d’autres espèces sont capables d’amplifier puis de diffuser le virus en quantité suffisante pour que la maladie se déclare, rappelle-t-il. Bien que des chercheurs aient découvert que certains animaux comme les chiens de prairie semblent en mesure de propager la variole du singe par des sécrétions nasales et par leurs excréments, « nous ne savons tout simplement si c’est le cas pour les chiens ».
En toute hypothèse, fait remarquer Colin Parrish, si l’on se frotte à un chien présentant des lésions, il est possible de se contaminer mais « le risque le plus important demeure le contact d’humain à humain ».
 
Bien que le nombre de cas continue d’augmenter, « la majorité de la population générale ne court pas de risque de contracter la variole du singe », tempérait Mike Ryan, directeur exécutif du Programme des urgences sanitaires de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), lors d’une conférence de presse la semaine dernière. Et d’ajouter que les « animaux et nos compagnons ne présentent pour le moment pas de risque pour les humains ».
À vrai dire, c’est plutôt l’inverse : les humains représentent davantage un risque pour les animaux. Les agences de santé publique mettent en garde : ceux qui contractent la variole du singe doivent éviter tout contact avec les animaux de compagnie, le bétail et, de manière générale, avec la faune.
Dans le cas où un animal de compagnie n’aurait pas été exposé, les CDC recommandent à la personne symptomatique de le confier à des membres de sa famille ou à d’autres personnes le temps qu’elle guérisse et de désinfecter la maison avant que l’animal ne revienne. Si l’on est dans l’impossibilité de le faire, l’agence recommande d’isoler l’animal et de le maintenir en quarantaine pendant 21 jours.
Certaines personnes n’ont parfois pas d’autre choix que de garder leurs animaux avec elles. « Des précautions normales et de bon sens suffiront presque certainement », affirme Colin Parrish. Il précise qu’il est important de porter des vêtements couvrant l’éruption cutanée, de se laver les mains, d’utiliser du gel hydroalcoolique, de porter des gants et un masque lorsque l’on se trouve près d’eux, et de les maintenir à l’écart des draps et serviettes contaminés. Il est crucial de gérer ses déchets consciencieusement pour que le virus ne se propage pas aux animaux du quartier susceptibles de fouiller dans les poubelles.
Les CDC mettent en garde contre la tentation de faire prendre à son animal un bain de désinfectants, d’alcool, de gel hydroalcoolique ou de tout autre produit chimique pouvant l’empoisonner.
Si, par malchance, vous contractiez la variole du singe et que votre animal de compagnie présentait soit des lésions, soit deux symptômes ou plus dans les vingt-et-un jours suivant l’exposition, les CDC conseillent de vous référer à votre vétérinaire.
La vigilance est de mise. Il existe des vaccins humains efficaces et « nous devrions essayer de contrôler et d’éradiquer le virus chez les humains si cela nous est permis », selon Colin Parrish. Mais aucun vaccin habilité n’est disponible pour les chiens et les chats.
« Nous devons faire preuve de prudence », prévient Mike Ryan. Car plus les virus se propagent, « plus ils peuvent évoluer ».
 
Comme environ 60 % des maladies humaines, la variole du singe est zoonotique : elle est issue du monde animal et s’est propagée jusqu’aux humains. La maladie fut nommée en 1958 après avoir été découverte chez des singes de laboratoire vivant en captivité au Danemark. Il s’agit toutefois essentiellement d’un virus de rongeurs.
Le principal réservoir animal de variole du singe demeure une énigme. Il pourrait en fait y en avoir plusieurs. Les experts en santé publique savent en revanche que de petits rongeurs (écureuils des genres Funisciurus et Heliosciurus, cricétomes des savanes et loirs africains) sont porteurs du virus dans les forêts tropicales d’Afrique Centrale et d’Afrique de l’Ouest où celui-ci est endémique.
Le premier cas humain de variole du singe fut diagnostiqué en 1970, soit douze années après sa découverte. Pendant des décennies, les infections sont probablement survenues par « débordement » ; le virus était transmis aux humains lorsqu’ils manipulaient des animaux infectés en chassant, en les découpant ou en les mangeant.
En 2010, des signalements de transmissions d’humain à humain ont commencé à émerger. Et en 2017, une épidémie localisée a eu lieu au Nigéria. Le virus est désormais présent au sein des populations du monde entier.
 
Si le risque pour les chiens et les chats semble être mince, les informations concernant le type d’animaux susceptibles de contracter la maladie sont limitées.
Les écureuils, les singes, les grands singes et certains types de rats et de souris peuvent être infectés, ainsi que les hérissons, les musaraignes, les chinchillas et d’autres petits mammifères. En ce qui concerne les vaches, la question reste en suspens. Il existe en effet une cousine de la variole du singe (la variole des vaches) qui infecte les bovidés. On ne sait en revanche pas encore s’il existe un risque pour les chats, les gerbilles, les lapins, les hamsters, les ratons laveurs, les mouffettes, entres autres espèces…
L’inquiétude est grande concernant une potentielle contamination des populations de rongeurs américains, qui vivent souvent au sein d’importants groupes sociaux. Les colonies de chiens de prairies de l’Ouest américain font partie de cette liste. En 2003, une cargaison de 800 petits mammifères importés au Texas depuis le Ghana pour être vendus a introduit la variole du singe aux États-Unis. Les chiens de prairie qui se trouvaient en cage à côté d’eux ont attrapé le virus et ont ensuite infecté 47 personnes venues pour les acheter, les ayant touchés, ayant été mordues par eux ou s’étant tout simplement trouvées dans la même pièce.
Certaines études de laboratoire sont toutefois porteuses de bonnes nouvelles. En effet, d’après Jeff Doty, les omniprésents rats des villes du genre Rattus qui infestent les villes du monde entier semblent développer une immunité à la variole du singe quelques jours à peine après la naissance.
Avec l’augmentation du nombre de cas humains, les spécialistes de santé publique sont sur le qui-vive. Selon Andrea McCollum, épidémiologiste de l’initiative 2022 Monkeypox Outbreak Response mise en place par les CDC, une transmission inverse de l’humain à l’animal pourrait créer de nouveau réservoirs endémiques et de toutes nouvelles chaînes de transmission,
« Ce que nous ne voulons pas voir arriver, prévient Mike Ryan, c’est une maladie qui franchirait la barrière des espèces. » Cela rendrait potentiellement la variole du singe impossible à éradiquer.
« S’adapter à un nouvel hôte permet à un virus d’évoluer, avec la possibilité de se développer et de muter différemment », explique Rosamund Lewis, directrice technique pour la variole du singe à l’OMS. Autrement dit, le virus pourrait devenir plus ou moins contagieux, s’affaiblir ou devenir plus virulent.
« Nous savons que des changements génétiques sont en train de se produire, révèle Jeff Doty, mais nous ne savons pas ce [qu’ils] peuvent signifier en ce qui concerne la propension ou la capacité du virus à infecter diverses espèces animales. »
« Malgré tout, lorsque des virus zoonotiques contaminent une nouvelle espèce, il se trouvent généralement dans une impasse », déclare Sylvie Briand, en charge de la préparation aux risques infectieux globaux à l’OMS.
Cet article a initialement paru sur le site nationalgeographic.com en langue anglaise.

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