"Oh là là, mais qu'est-ce qu'il est mignon !" : La France vue des parcs à chien – L'Express

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Les chiens font désormais partie intégrante du quotidien des Français.
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 » Oh là là, mais qu’est-ce qu’il est mignon ! » « Elle, c’est une femelle. » « Oh là là, qu’est-ce qu’elle est mignonne… C’est quoi comme race ? » « C’est un petit Bouledogue français avec des oreilles pointues de Boston Terrier. » 
Voici la restitution du dialogue que je noue régulièrement, disons trois fois par jour au minimum avec des inconnus, depuis que je suis devenu fin juillet coparent d’une adorable petite chienne de 3 mois (bientôt 4), prénommée Sally. Les amis des animaux comme ceux qui ne peuvent pas les encadrer m’avaient prévenu que ma vie allait changer, mais j’avais sous-estimé leurs avertissements. Avoir un chien vous transforme et vous fait découvrir, de manière paradoxale, tout un pan de l’humanité qui vous entoure.  
En quelques semaines, vous prenez conscience que la population canine est d’une telle ampleur qu’elle imprime sa marque en tous lieux. Les chiens font désormais partie intégrante du quotidien des Français. On en croise à la montagne en randonnée comme à la mer, à l’hôtel et dans les transports, dans les tout petits villages comme dans les grandes villes, dans les lotissements et dans les banlieues… Au travail aussi, de plus en plus. Aux terrasses de café et de restaurant, j’ai compté qu’au moins un tiers des clients avaient à leurs pieds ou sous leur table un chien tenu en laisse, ce qui concorde avec les évaluations les plus récentes de la Société centrale canine, dont le baromètre des relations entre les chiens et les Français a été publié en avril dernier.  
En tout lieu, une sorte de confrérie des possesseurs de chiens se met rapidement en place car ces maîtres et ces maîtresses partagent, au-delà de tout ce qui les oppose, des préoccupations semblables. Ils sont animés des mêmes questionnements : où est-ce que leur toutou pourra faire ses besoins, va-t-il socialiser facilement avec les autres chiens, etc. Faites le test et déplacez-vous un jour avec un chien : vous détendrez immédiatement l’atmosphère, vous délierez les langues et vous créerez du lien social partout où vous vous rendrez. Automatiquement, la discussion s’engage : on parle à des hommes comme à des femmes, à des enfants et à des personnes âgées, à des dames à petit chien comme à des barbus à Husky.  
Du chien, on passe rapidement à l’humain ; un serveur récalcitrant s’adoucit à la vue de l’animal, une mère de famille vous raconte ses difficultés, un couple de motards veut prendre des photos de votre chiot, une touriste allemande se met à pleurer en le prenant dans ses bras. Il faut avoir passé quelques heures aux urgences vétérinaires, un vendredi soir d’août entre un lapin neurasthénique, un Chihuahua diarrhéique et un labrador en fin de vie, pour appréhender la sincérité et la profondeur des sentiments que les chiens déclenchent chez les humains. Selon le sondage publié par la Société centrale canine, c’est d’ailleurs la perspective de son décès futur qui, avant même le coût ou les désagréments logistiques, décourage les Français d’adopter un chien. Le chien fournit, en des temps incertains et brutaux, l’assurance d’une affection constante et répétée. Il agit comme un véritable anxiolytique sur pattes grâce à sa capacité d’empathie. 
La cynophilie de nos compatriotes ne gomme pas entièrement les différences et, passé le moment d’émerveillement face à la solidarité entre maîtres, rejaillissent rapidement les contours de l’archipel canin. Les bobos des villes ont leurs races à la mode, à commencer par les « primitifs » qui pullulent dans les quartiers branchés : Shiba Inu d’origine japonaise, Spitz nain à la collerette de poils photogénique prisé des influenceurs, Cavalier King Charles, etc. Des caniparcs chics deviennent des lieux d’entre-soi dans les quartiers branchés et gentrifiés, un peu comme la carte scolaire est l’expression de la ségrégation sociale française. Dans la France périurbaine et familiale, c’est le Berger australien qui règne sans partage, talonné par le Golden Retriever et le Staffie. L’American Staffordshire Terrier ou « amstaff » conserve de son côté une réputation de chiens de caïd et de nouveau Pitbull…  
En dépit de cette segmentation, le chien reste un objet de consensus. Politiquement, il s’attire les faveurs des bourgeois conservateurs qui possèdent des chiens de chasse mais séduit également les progressistes et les écologistes au titre de la protection du bien-être animal. Le chien est de tous les partis, du Rassemblement national, dont les candidats savent jouer de cet attachement de la France périphérique et populaire aux animaux de compagnie, notamment dans l’électorat jeune et féminin, à Emmanuel Macron, qui a adopté en 2017 Nemo, un croisé Labrador Retriever-Griffon qui avait trouvé refuge à la SPA.  
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