Avoir un chien à Paris? Les questions à se poser avant d'en adopter – Le Parisien

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Paris est-elle « dog-friendly » ? Selon une étude publiée en mai 2021 par la fondation 30 millions d’amis, la capitale pointe à la 29e place des villes de plus de 100 000 habitants où « il fait bon vivre avec son chien », très loin derrière Nice, Montpellier et Toulouse. Comment s’organisent les 100 000 propriétaires de chiens parisiens ? Voici les questions à se poser avant d’adopter.
« Avoir un chiot, c’est un vrai travail », affirme Philippe, intermittent du spectacle aux horaires flexibles qui a accueilli Kika, un podengo, il y a deux ans. « Si j’étais absent 9 heures par jour, je n’aurais peut-être pas pris un chien », ajoute celui qui a quitté le XVIIIe « trop urbain » pour se rapprocher du parc des Buttes-Chaumont (XIXe).
« Il ne faut pas craindre le froid, ni de sortir à 22 heures », concède Anne-Caroline. Cette jeune maman qui vit dans le XVe a adopté Pablo, un golden retriever en 2019. Le chien doit sortir trois à quatre fois par jour, dont « au moins trente minutes le matin » au Champ-de-Mars (VIIe), plus deux promenades par semaine « au bois de Clamart ». « J’ai pris l’habitude de me lever plus tôt, et aujourd’hui j’ai même besoin de commencer ma journée avec cette parenthèse », affirme Anne-Caroline.
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« Un chien ce n’est pas un quart d’heure le matin, un quart d’heure le soir. Une heure le matin, et deux heures par jour, c’est un minimum », estime Nicolas, qui promène Bonnie, dynamique chienne de chasse, aux Buttes-Chaumont. « C’est aussi un moment de complicité avec son chien », apprécie cet illustrateur qui travaille depuis chez lui et vit six mois de l’année au bord de l’océan. « Sans ça, je ne sais pas si je l’aurais adoptée. »
La taille du chien importe peu. Rachel vit avec Plummy, un chihuahua depuis quatre ans. Si ce petit gabarit « n’a pas besoin de beaucoup d’activité », elle doit se balader au moins deux heures par jour.
C’est LE point noir à Paris. La réglementation de la Ville est claire : quand ils sont acceptés dans les espaces verts, tous les chiens doivent être tenus en laisse. La note peut être salée : 35 euros d’amende pour « divagation d’animal dangereux ». Pourtant, nombreux sont ceux qui lâchent leur chien. Dans une allée tranquille des Buttes-Chaumont (Paris XIXe), ce jour-là, on croise Feliz, yorkshire qui gambade dans la pelouse, pendant que Narco, un American staff terrier, dévale les pentes à la recherche de sa balle. « On évite la sortie des écoles, les week-ends et les pelouses les plus fréquentées », assure un habitué.
Le long de l’ancienne voie ferrée et une zone au sommet du parc sont plébiscitées. « C’est connu comme un spot à chiens, tout le monde se passe le mot », confirme Christine. Cette photographe et porte-parole de l’association Mon chien ma ville milite pour accorder davantage de place aux chiens en milieu urbain : « Depuis les confinements, les gens ont redécouvert l’image du chien et il faut sensibiliser à tous ses bienfaits, physiques et psychologiques. » Tous rêvent d’un « véritable espace canin » aux Buttes.
Paris compte 23 espaces canins où la tenue en laisse n’est pas obligatoire, aucun dans le centre de Paris. « Aucune place n’est faite pour le chien dans le centre», fustige Rachel, fondatrice du collectif Nous les chiens de Paris. « On se fait jeter comme des malpropres des squares, on est harcelés par la police municipale. On essaie d’instaurer un dialogue avec les élus qui colle à la réalité du terrain mais il n’y a aucune volonté politique. » Des embouteillages se créent, comme dans le Marais (IIIe), au square George-Cain. « Le parc est surfréquenté et on se retrouve face à des situations dangereuses », affirme Rachel, dont le chihuahua a été agressé par des congénères.
Nous les chiens de Paris réclame un espace vert par arrondissement dédié au chien. « Il doit être clos, son revêtement du sol adapté, pas squatté, ni sale et entretenu », énumère Rachel. Aux municipales en 2020, le collectif a adressé une pétition aux candidats. « Depuis, rien n’a changé… » soupire Rachel.
Fort soutien à la création d’un parc canin SUPPLÉMENTAIRE dans @MParisCentre : le premier projet sélectionné par les votants et de loin ! @ArielWeilT @C_Najdovski @CorineFaugeron @JacquesBoutault
On a hâte, très hâte, et on attend l’ouverture du premier surtout ! https://t.co/2zbJZrWWE9 pic.twitter.com/eEGKbOID4A
« Avoir un animal à Paris ne va pas de soi mais il y a une volonté de rendre la ville plus accueillante », se défend la mairie, qui rappelle la création de cinq espaces canins depuis 2020 et la nomination d’un adjoint en charge de la condition animale, Christophe Najdovski. Deux lieux doivent ouvrir en 2022 : près des Halles au jardin Nelson-Mandela (Ier) et quai Saint-Bernard (Ve).
Car le sujet est loin de faire l’unanimité. « Il faut penser aux voisins, qui ne veulent pas entendre les aboiements », reconnaît Christine, de Mon chien ma ville. Ainsi la mairie du IIIe a mis fin à une expérimentation dans le Jardin de l’Hôtel-Lamoignon-Mark-Ashton après la grogne de certains habitants. « Nous ouvrons des espaces dédiés aux chiens et à leurs propriétaires quand cela est possible. Mais cela ne peut pas se faire au détriment des riverains », explique Christophe Najdovski.
Grâce à la mobilisation, de nouveaux lieux ont vu le jour. Le collectif Les Cabotins de la Chapelle basé dans le XVIIIe, a réussi à faire autoriser les chiens dans le jardin d’Eole. « C’est un peu notre success story de 2021 », sourit l’un de ses membres, Lambert qui y promène Rita. Les Cabotins ont soumis à la mairie cinq lieux jugés propices dans le quartier de Marx-Dormoy (La Chapelle Charbon, Rachmaninov, etc.). « Créer plusieurs parcs permet d’éviter la concentration (des chiens) dans un seul endroit pour le bien-être et la tranquillité de tous », argumente le collectif.
« Adopter un chien si on vit en appartement ne pose pas de souci, quel que soit le gabarit, soutient Céline Tougay, responsable du refuge de la SPA de Vaux-le-Pénil (Seine-et-Marne). Mieux vaut avoir un chien en appartement, qui est sorti au moins trois fois par jour et qui a des occupations (grignotage, jouets), plutôt qu’un animal qui reste tout seul dans un jardin. »
Se renseigner sur le profil du chien est un impératif. Si adopter un chien de chasse ou de berger (les malinois et australiens ont la cote) est votre rêve, prenez en compte qu’il aura besoin de courir plusieurs km par jour et d’un vrai travail d’éducation. La SPA informe et accompagne chaque adoption selon votre profil. « Toute adoption doit être responsable », insiste Jacques Fombonne, président de la SPA.
En France, les soins pendant la première année de la vie de l’animal (vaccination, stérilisation, etc.) coûtent environ 349 euros pour un labrador mâle et 458 euros pour une femelle selon une étude du Mammouth Déchaîné (un site de conseils aux propriétaires d’animaux) et publiée par L’UFC-Que choisir en 2021. Coût de la vie oblige, l’Île-de-France est la région la plus chère de métropole pour les frais vétérinaires. Paris atteint des sommets avec des tarifs « supérieurs de 35 % à la moyenne nationale et de 17 % par rapport au reste de l’Île-de-France ».
Le poste de l’alimentation peut peser lourd, selon la taille de l’animal. « Le budget croquettes d’un gros chien avoisine 1000 euros par an », indique Jacques Fombonne, président de la SPA.
VIDÉO. Avec 2 ou à 50 chiens, le boom du « Dog walking » à Paris
De nombreux propriétaires parisiens se tournent vers les services de promeneurs. Pour Oneïa, Valérie investit 200 euros par mois dans des balades au bois de Vincennes. « C’est un budget mais il n’y a aucun espace de verdure près de chez nous », regrette cette habitante du IIIe. Même chose pour Lambert, qui confie Rita à un promeneur pour « 35 euros par balade ».
La question se pose de plus en plus : puis-je amener mon chien sur mon lieu de travail ? Plusieurs salariés ont obtenu l’accord de leur employeur dans un cadre strict. Pour Anne-Caroline, c’était la condition pour avoir son chien. L’employeur de cette chargée de communication dans le VIIe arrondissement a accepté et Pablo suit sa maîtresse partout, de réunion en rendez-vous professionnel. « J’étais intransigeante sur la propreté et à part quelques accidents, tout s’est bien passé. Il est même devenu la mascotte au boulot. » Est-il bien accepté ? « Il est super calme et il profite même de quelques moments de jeux lorsque des collègues sont en pause. »
Le président de la SPA, Jacques Fombonne, emmène lui aussi son teckel avec beaucoup d’organisation en amont. « J’évite les heures de pointe dans les transports et les jours où je dois déjeuner dans Paris, je trouve quelqu’un pour m’occuper de lui à la maison. »
Les transports parisiens sont aussi à prendre en compte : hors chien guide, ils sont interdits dans le bus et le tramway. Dans le métro et RER, ceux qui ne peuvent être transportés dans un sac doivent porter une muselière.
Si tout le monde n’aime pas les chiens, en avoir un facilite grandement les discussions. « C’est très social d’avoir un chien », affirme Alain, habitué des Buttes-Chaumont. Ce jour-là, Rosie, un fox-terrier, attire une foule de collégiens, qui se précipite vers elle pour la caresser. « Il n’y a pas une balade sans rencontre », confirme Sylvie, venue avec Narco.
« Avant d’avoir Pablo, on ne connaissait pas nos voisins. Depuis, on nous arrête dans la rue, on parle avec nos voisins, on a même rencontré d’autres propriétaires de golden qui sont devenus des vrais amis, raconte Anne-Caroline. Le chien nous fait beaucoup de bien, nous sociabilise, c’est flagrant. »
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